Conte philosophique : savoir trouver et exploiter les forces de chaque situation…

Publié le par Cristalange

Dans ce monde ou seule la performance est glorifiée, il n’est pas toujours facile de savoir accepter nos faiblesses ou nos défauts sur lesquels nous n’avons de cesse de nous plaindre. Il serait peut être plus  judicieux de savoir les transformer en opportunité en nous rappelant que chaque chose a sa raison d’être… Voici un petit conte qui illustre cela fort joliment... à méditer!!!


Il était une fois une vieille femme qui habitait une petite maison, située bien loin de la rivière. Pour aller y chercher de l'eau, elle devait suspendre chaque jour deux pots à un morceau de bois qu’elle posait sur ses maigres épaules voûtées, et faire lentement le chemin aller, puis retour, chargée de son lourd fardeau.

L'un des pots était en parfait état, mais l'autre était fêlé, et, alors que le premier ne perdait pas une seule goutte d'eau, le second n'arrivait pas à conserver plus de la moitié de son précieux

contenu pendant la durée du chemin.

Le premier pot était bien sur très fier de lui mais le second était si triste. Malgré tous ses efforts, l'eau ne cessait de lui échapper, doucement, inexorablement.sans qu'il puisse faire quoi que ce soit. Chaque trajet était pour lui un intolérable tourment, qui l'accablait chaque jour d’avantage, d'un peu plus de peine et d'impuissance.


Un jour, alors que la vieille femme le plongeait une nouvelle fois dans la rivière pour le remplir, il ne se sentit pas la force de continuer, et lui dit :

- S’il te plait, je n'en peux plus, abandonne-moi ici. »

La vieille femme, toute étonnée et émue, lui demanda :

- Mais pourquoi me dis-tu cela mon ami ? Que t'arrive-t-il ? T'aurais-je trop fait travailler ? T'aurais-je heurté sans m'en rendre compte ?

Le pot lui répondit alors:

- Oh non, rien de tout cela ! Vois-tu, si j'ai tant de chagrin, c'est que je pleure mon inutilité. Alors que tu me remplis à ras bord à la rivière, je ne peux même pas te rendre la moitié de l'eau que tu m'as confiée lorsque nous arrivons à la maison.  

4600010500_d318ba0813.jpgLa vieille femme sourit, hissa doucement son fardeau sur ses épaules, et lui dit en prenant le chemin du retour :

- N'as-tu jamais remarqué la splendeur de ce chemin ? Chaque année, je plante des graines sur ses côtés. Avec l'eau que tu as laissé s'écouler tous les jours, elles sont devenues ces fleurs si belles, qui semblent danser avec la brise. Au lieu de contempler mes vieux pas alourdis fouler la terre poussiéreuse, mon coeur danse aussi désormais chaque jour, grâce à toi, dans leur délicate beauté parfumée.


Le pot fêlé compris alors l’inutilité de son désespoir. Il regretta de ne pas en avoir parlé et d’être resté à se lamenter jour après jour. Il compris enfin que lui aussi avait des raisons d’être fier de ce qu’il était avec ses forces et aussi ses faiblesses que la vieille dame a su transformer pour qu’il donne le meilleur de lui-même !!!!

 

Photo Flickr par dugspr

 

 

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